Avec Work, Rihanna s’impose

Il y a longtemps Rihanna était une énième jeune chanteuse de R’N’B qui faisait vibrer les adolescents avec des titres mélancoliques et pleins de potentiels malgré un manque flagrant d’originalité tels que Unfaithful.

Et puis Jay Z est arrivé, il y a eu Umbrella et plus rien n’a jamais été comme avant pour Rihanna.

Depuis Rihanna a imposé son style, quelque chose de résolument sombre, presque glauque et pourtant sexy jonglant entre glamour et codes urbains assumés, empruntés entre autre à la subculture afro-américaine.

Russian roulette, Rihanna ne plaisante plus.

Si Rihanna annonçait déjà la couleur avec Disturbia ou Rock this town en featuring avec Jay Z et Kenny WestRussian Roulette qui restera plusieurs semaines à la tête des charts impose un univers qui ne craint pas vraiment la violence et l’associe souvent avec le plaisir et la sensualité….


2015, avec Bitch Better have my money, Rihanna ne plaisante plus et montre à son public qu’elle ne cherche plus à le caresser dans le sens du poil (surtout s’il lui doit de l’argent).

Certains grincent des dents face à la violence « gratuite » autant verbale que visuelle de ce morceaux (le clip est interdit aux moins de 16 ans dans certains pays).

Rihanna règle ses comptes et n’a plus peur depuis longtemps d’être menaçante voir carrément flippante.

La petite fiancée de l’Amérique se hisse sur le trône et regne sans réels rival sur le royaume musical du « badass mainstream » : Connue et adulée par un public large et diversifié qui aime se lâcher avec elle.

Work, un morceau quasiment militant,

Pourtant dans Work, qui squat le top du Billboard depuis quelques semaines déjà, battant par la même occasion quelques records bien mérités, une partie des paroles sont chantées en patois Jamaïcain.

Un pied-de-nez bien nécessaire à une culture blanche qui a imposée sa prétendue suprématie au cours des siècles. Les réactionnaires n’ont d’ailleurs pas tardes a se plaindre des paroles « incompréhensibles » de la chanson.

Parce que Rihanna décide de faire la part belle à d’autres cultures et à d’autres langages ce titre ne serait alors pas crédible? On ne croit pas, bien au contraire! Si la chanteuse peut utiliser sa notoriété pour, enfin, faire reconnaitre les codes culturels d’autres pays comme étant « égaux » a ceux de l’Occident, on ne pourra que la remercier!

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